03 novembre 2009
Que j'aime cette vie
Je reçois de François Jules un poème qui me touche, et le partage avec vous, à écouter en musique sur un rythme paradoxal, violent et doux...

J'ai tellement de joie à vivre
au delà de l'amertume
dans la clairvoyance de l illusion
parmi les désespoirs furtifs ou profonds
au sein de l'apocalypse de la guerre intérieure
en recherche vaine de l'amour miroir
malgré ma béante faille
la paix est la dans la présence l'amour aussi
que j'aime cette vie
que j'aime cette vie!
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29 septembre 2009
Tenir l'âme en état de marche
Quelqu'un m'envoie ce beau texte à méditer... et appliquer!
Ordre du Jour
Tenir l'âme en état de marche
Tenir l'âme au-dessus de la mêlée
Tenir Dieu pour une idée comme une autre
un support, une éventualité,
une contrée sauvage de l'univers poétique
Tenir les promesses de son enfance
Tenir tête à l'adversité
Ne pas épargner l'adversaire
Tenir parole ouverte
Tenir la dragée haute à ses faiblesses
Ne pas se laisser emporter par le courant
Tenir son rang dans le rang de ceux qui sont décidés
à tenir l'homme en position estimable
Ne pas se laisser séduire par la facilité
sous le prétexte que les pires
se haussent commodément au plus haut niveau
et que les meilleurs ont peine à tenir la route
Etre digne du privilège d'être
sous la forme la plus réussie: l'homme.
Ou mieux encore, la femme.
Jean-Pierre Rosnay.

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17 septembre 2009
Ibn Arabi, la tolérance ardente

Ibn Arabi dont nous avons écouté cet été le poème chanté par Catherine Braslavsky et Joseph Rowe (http://www.naturalchant.com/concerts_fr.htm ) Ce spectcle "De Jérusalem à Cordoue" est à nouveau présenté lors du forum voix de femmes organié à Aix les bains par Terre du ciel. Je ne résiste pas au plaisir de reprendre une note ancienne:
O merveille, un jardin parmi les flammes!
Mon coeur est devenu capable de toutes les formes.
Il est pâturage pour gazelles
Et couvent pour moines chrétiens.
Il est un temple pour honorer les dieux
et la Kaaba pour le pèlerin,
Il est les Tables de la Thora
Et les feuillets du Coran !
La religion que je professe est l'Amour
Partout où que se dirigent les caravanes de l'amour,
Je suis
L'Amour est ma religion et ma foi
La illa ha ill'Allah:il n'y a de dieu que Dieu!
Ibn Arabi

On pourrait ajouter pour ceux à qui le nom de Dieu galvaudé donne de l'urticaire que ce coeur capable de toutes les formes peut aussi comprendre le drapeau dressé de l'insoumission radicale à tout ce qui abêtit et dé responsabilise l'homme fasciné par les « solutions » faciles. A l'heure de la montée des intégrismes, l'athéisme révolté par les idolâtries ne dit pas autre chose à sa manière « Il n'y a d' essentiel que libre , la fidélité ardente à Ce qui s'insurge en moi, c'est ce que d'autres appellent Amour...» Un jardin parmi les flammes?
Allez-y si vous voulez de vos commentaires, ce blog est ouvert: une prairie pour les gazelles !
23:44 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amour tolérance soufie
12 mai 2009
choix du regard

Auteur inconnu:, voeux pour tous...
" Dans le silence de ce jour naissant,
je viens Te demander la paix, la sagesse et la force.
Je veux voir le monde avec des yeux remplis d'amour.
voir au delà des apparences,Tes enfants, comme Tu les vois Toi même
et ainsi ne voir que le bien en chacun.
Ferme mes oreilles à toute calomnie
garde ma langue de toute malveillance.
Que seules les pensées qui bénissent demeurent en mon esprit.
Que je sois si bienveillant et joyeux
que tous ceux qui m'approchent sentent Ta Présence.
Revêts moi de Ta bonté, Seigneur
et qu'au long de ce jour, je Te révèle."
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16 avril 2009
La troisième révolution
par Fred Vargas
Dont vous pourrez voir une photo sur le blog ami
Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance. Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, (attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille) récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés). S'efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
17:58 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie responsabilité
15 avril 2009
Enfer ou paradis?
Une belle histoire à partager que Gabriel Monod Herzen me racontait il y a plus de 30 ans avec son petit sourire pince sans rire et qui me revient par une amie. Il ne s'agit plus de bonzes ni de baguettes de 3 mètres de long et d'un riz délicieux mais c'est la même invitation à vivre ensemble et non enfer...mé!
Un saint homme tenait un jour une conversation avec Dieu ... Il lui dit :- Seigneur, j'aimerais savoir comment est le paradis et
comment est l'enfer ?
Dieu conduisit le saint homme vers deux portes.
Il ouvrit l'une d'entre elles et permit ainsi au saint homme de
regarder à l'intérieur.
Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde.
Et, au milieu de la table, il y avait une grosse marmite contenant un
ragoût à l'arôme délicieux.
Le saint homme saliva d'envie.
Les personnes assises autour de la table étaient maigres et livides.
Elles avaient, toutes, l'air affamé.
Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachés à leurs
bras.
Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et remplir une cuillerée.
Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères à leur bouche.
Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs
souffrances.
Dieu lui dit :
- Tu viens de voir l'enfer.
Tous deux se dirigèrent alors vers la seconde porte.
Dieu l'ouvrit, et la scène que vit le saint homme était identique à la
précédente.
Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût, qui
fit encore saliver le saint homme.
Les personnes autour de la table étaient également équipées de
cuillères aux longs manches.
Mais, cette fois, les gens étaient bien nourris, replets, souriants et
se parlaient en riant.
Le saint homme dit à Dieu :
- Je ne comprends pas !
- Eh bien, c'est simple, répondit Dieu à sa demande, c'est juste une
question d'habileté.
Ils ont appris à se nourrir les uns les autres, tandis que les gloutons
et les égoïstes ne pensent qu'à eux-mêmes.
'L'enfer est souvent sur terre !!!" ....
17:27 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : monod herzen paradis choisir
07 novembre 2008
Jalâl al-Dîn Rûmî, amoureux de l'amour
.
C'est dans le blog ami "toucher parler" que j'ai retrouvé ce texte et si vous voulez voir la suite, chercez le lien dans la marge de gauche...
Né en 1207 à Balkh, dans l'actuel Afghanistan, Jalâl al-Dîn Rûmî a d'abord suivi un cheminement austère. Mais sa vie fut bouleversée par sa rencontre avec le maître Shams al-Dîn de Tabriz, en Perse: il fut consumé par l'amour mystique. Rûmî est devenu l'un des plus célèbres penseurs et poètes mystiques de tous les temps et de toutes les contrées. C'est aussi lui qui a fondé la confrérie des Mevlevis, qui pratiquent la danse des « derviches tourneurs ».
"Sois enivré d'amour, car l'amour est tout ce qui existe.
L'amour est d'ordre universel.
Chaque instant qui s'écoule loin de l'amour
Est devant Dieu comme un objet de honte.
Recherche le royaume de l'Amour
Car ce royaume te fera échapper à l'ange de la mort.
Les mœurs de l'amour ignorent les conventions.
Si tu es amoureux de l'amour, si c'est l'amour que tu recherches,
Prends un poignard aiguisé et coupe le cou de la timidité.
Et sache que la réputation est un grand obstacle sur ce Sentier.
(Odes mystiques)
* * * * * * *
Le jardin, la rose, le rossignol, la musique et la danse, la bien-aimée,
Sont des prétextes ; celui que l'on cherche, c'est Lui"
23:32 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soufi roumi amour krishna
06 octobre 2008
Le chemin

En lien avec l'atelier toucher parler (voir adresse marge de gauche)
Un poème de Ma Tensing
Le chemin est naissance
Vigueur du désir dans la chaleur des corps
Jaillissement, extase
Tu es en devenir
Déchirure, rupture
Du cocon matriciel, il faut se séparer
Douleur
Expansion, étirement
Tu nais
Debout en équilibre, le corps est mouvement
Debout sur le chemin, ton pas va de l’avant
Tu marches
Pour prendre son envol, le moule est à casser
C’est toi qui a la main
Tu lâches
Inspire la pensée, expire la parole
Soupir de l’inconscient
Respire
Suis le fil de ta vie
Dans l’espace et le temps
Et vis
18:20 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chemin naissance respiration
30 mai 2008
comme le vaste espace de l'Amour
Bon... jour!
Respires-tu ?
Ecoute
Tu es
JE SUIS
Et la Présence en ton coeur cherche à s'épanouir comme le vaste espace de l'Amour
12:37 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 mars 2008
Suite de stage à Roscoff
François écrit:
« pensée furtive survenue... (et j'ai cru que c'était à la suite de cet atelier « toucher parler » que nous venons de vivre avec Gérard Lucas! Tellement lié. Il y a ce blog à voir en cliquant sur les liens tout aussi beau et intéressant dans un autre genre que celui de Roscoff tenu par Pierre. )

L'iode était à respirer, à goûter tellement sensuelle ,
la finitude magnétique aussi illusoire que magnifique ,
enivrante mélopée la vision de la rudesse des corps,
de celle de la matière entrelacée dans la douceur des esprits
Il n'y a pas de questions à se poser sur le cadeau à se faire,
il est là posé
encore faut il s'en rendre disponible
pour le recevoir afin de le retransmettre.
J'ajoute un autre texte venu de Marie cette fois:

Comment oserais-je ?
Dit-vaguation dans la vacuité du manque qui laisse à désirer.
Je pointe la flèche vers l’horizon qui s’ouvre sur mes désirs,
et, bande mon arc.
tirer ou ne pas tirer ? pourquoi ?
Et tirer, étirer, s’étirer….
La flèche fend déjà l’arc, elle le divise.
Une posture…en devenir…un désir avenir…
Etre.
sans avoir, ni savoir.
Etre.
Vivre.
L’horizon,
un point de mire pour son désir.
La flèche pour fendre l’espace et le multiplier
Multiplier les désirs.
La posture,
Des pieds, des jambes pour tenir
Des bras, des mains pour orienter
Un regard, une voix pour porter
Et la peau pour rassembler, délimiter, partager,
Habiter la posture de corps et de mots.
19:40 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gérard lucas toucher parler désir création











