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13 octobre 2008

Séminaire Questions /Réponses avec Gérard Lucas

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Pour samedi prochain, les questions qui lancent ce séminaire
« LE RHIZOME »
Quelques « brèves » de corps…de quoi inséminer.

Après un certain temps de subjectivation, le corps est matière volatile. Parole est geste d'air :
avoir une envolée
le mal s'envole
prendre son envol
Inconscient et langue d'enfant – jeu de parole et jeu de balle -Rebond, c'est la bulle.

Les corps entre eux n'arrêtent jamais de se bombarder de signaux sans fin, conscients, inconscients. D'avance ils sont touchés. Ils peuvent toujours se fuir, s'éviter, se repousser. Ils sont touchés – Temps d'échange impossible à arrêter, même s'ils n'ont pas le contact, même s'ils ne sont pas en contact. Le rêve de corps à l'opposé n'est-il pas « STATUE » ?

Peuple aux « nuques raides », c'est qu'il y a beaucoup trop d'yeux en dehors de nous même. Entaillons nos nuques, elles en rêvent. Nos visages se prononcent, plus qu'ils ne se prénomment. Entendons nous ?

No body is perfect – Corps est le radical démenti à perfection. Corps est précision – c'est l'autre monde. C'est idée qui a besoin de corps – corps n'a pas besoin de perfection.

Réaliser que l'autre se présente à nous comme corps. Avant tout est corps l'autre. Corps est lieu de l'autre.
Nous ne désirons jamais que le corps de l'autre. Désirer le lieu de l'autre. Vaste question : où est le lieu de l'autre ? En l'autre ? En moi ?...

Toute langue vivante est à la fois très simple, très sensuelle, très matérielle. C'est une langue peuplée -entendre « peuple » - Soit une langue localisée = une langue lieu... encore – une langue est lieu, pas lien, elle délie.

Question de possession « ceci est mon corps ».
Vous entendez la désignation de la chose :
Ceci est à moi – c'est à moi là, sur le moment, que « je » possède.
Mais personne avec « ceci » ne sait qui est le propriétaire véritable en titre de la chose.
Mon corps est à moi, je l'ai, à la rigueur j'en ai une certaine jouissance, c'est tout. Le reste m'échappe.
On fait un bout de chemin ensemble. Ca tire à hue et à dia. Il y a que je suis derrière moi, dans mon dos, et toujours à la veille d'arriver jusqu'à moi : corps est venue différée. Arriverai-je jamais jusqu'à moi ? Jusqu'à l'autre ?

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